Tribune collective de six médecins oncologues de l'institut Curie dans La Croix du 5 avril 2022.


Rouvrir le débat sur l'euthanasie comme le proposent certains candidats à la présidentielle, alors que la loi Claeys-Léonetti n'a pas été évaluée, est un non-sens. L'expérience montre selon eux que la demande d'euthanasie concerne très peu de malades en fin de vie.

La CROIX 05-04-2022 Peu de malades en fin de vie demandent l'euthanasie


Tribune
  • Collectif

L'euthanasie s'invite comme un thème de campagne de l'élection présidentielle, souvent sous la locution de « mourir dans la dignité ». L'euthanasie serait la seule façon de mourir dignement ? (...)


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Réactions et commentaires (extraits)

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PSEUDO 8/4/22 - 18h05

J'ai été témoin de telles dérives en Belgique que j'en ai encore froid dans le dos... L'important est d'abord les soins palliatifs pour tous, y compris pour les 3%... Seules 25% des demandes sont vraiment remplies. Nous pourrons discuter de la loi ensuite...


Sprencor 7/4/22 - 9h06

En cas de légalisation de l'euthanasie,la pression sociale va forcer les personnes à accepter d'être mis à mort. De quelques cas pathétiques , on va glisser vers une généralisation.


Claire 7/4/22 - 7h53

Merci à Jean-Pierre et Desiderius de souligner l'incohérence de ces "médecins", qui n'accepteraient certainement pas d'offrir à un grand nombre de mourants le geste fraternel qu'ils refusent déjà à quelques personnes.


desideriusminimus 6/4/22 - 16h05

Toujours le même type d'argumentation qui permet de détourner d'une préoccupation, qui, bien que minoritaire, n'en possède pas moins une portée éthique essentielle. Bien sûr qu'il faut développer les soins palliatifs ! Cela relève des priorités. Bien sûr que l'euthanasie contre la volonté des individus ou dans l'ignorance de cette volonté est un homicide! Encore faut-il la distinguer des cas où une personne adulte et responsable dans l'impossibilité de passer à l'acte par ses propres moyens, comme c'est le cas de personnes impotentes, paralysées ou longuement hospitalisées, demande de façon consciente et réitérée que soit mis fin à sa vie. En dépit de leur relative rareté, ces cas existent indéniablement. J'en ai moi-même rencontré plusieurs. Et la question essentielle n'est pas celle de leur nombre ou des sondages, mais celle de l'éthique. Faudrait-il donc interdire la pratique d'un culte parce que le nombre des pratiquants devient ultra-minoritaire dans une population ? Malgré ses aspects positifs, la Loi Claeys-Léonetti est dans son état actuel incapable de traiter de telles demandes. Or, refuser d'y répondre relève tout simplement de l'infantilisation du patient, du mépris de la libre décision d'une personne digne et responsable, en définitive de l'abus de pouvoir. Même si on comprend que la vocation du corps médical ne soit pas de satisfaire ce type de demande, il est indispensable, sous peine de grave manquement à l'éthique, de trouver des moyens de traiter cette question avec le plus d'humanité possible.

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